Festival de Saint-Céré

07/08/2018
Festival de Saint-Céré
Musique classique
Frédéric Chopin / Camille Saint Saëns / Franz Liszt  

Programme

Frédéric Chopin
Concerto N°1 pour piano et quintette à cordes
Camille Saint Saëns
Concerto N°1 pour piano et quintette à cordes
Franz Liszt
Miserere du Trouvère de Giuseppe Verdi, paraphrase de concert S 433

 

Le piano a gagné en notoriété au 19ème siècle et non content d'attirer à lui la majeure partie du répertoire soliste, il s'infiltre dans nombre de partitions de chambre, au point de remettre en question l'équilibre classique. En l'absence de tout moyen de reproduction sonore, la musique vivait essentiellement au rythme des salons, et bien souvent les chefs-d'œuvre du répertoire ont dû se contenter de cet écrin discret mais efficace et séduisant. Les réductions et transcription d’œuvres se voient de plus en plus, permettant une exécution plus intimiste et donc plus fréquente. Schumann, Liszt et plus tard Schoenberg sont des fervents adeptes de cette pratique. C’est dans la lignée de cette tradition qu’ont été choisies ces trois œuvres.

Le concerto N° 1 de Frédéric Chopin est l’un des chefs d’œuvre de la période romantique composé en 1830, peu de temps avant son départ de Pologne en proie à l’agitation politique. Peu reconnue lors de la première en Pologne, l’œuvre connu le succès dès sa première exécution en France où l’originalité, la fantaisie et l’esprit des mélodies ont été salués.

Camille Saint Saëns, compositeur post romantique français reconnus, compose ce concerto en 1858. Format qu’il apprécie particulièrement, cette œuvre fait partie de ses cinq concertos pour piano et orchestre dans lesquels il a cherché à conserver une même ligne conductrice.

Franz Listz est, avec Chopin, un pianiste compositeur de renom au 19ème et adepte des transcription et réductions pour piano. En 1859, il publie une série de trois paraphrases de concert des opéras de Giuseppe Verdi : Ernani, Le Trouvère et Rigoletto. En intitulant ces trois œuvres paraphrases au lieu de fantaisies ou transcriptions, Liszt a voulu mettre en avant l'idée de conserver les mélodies principales de l'œuvre originale tout en proposant une adaptation pianistique libre. Pour le Trouvère, il s'inspire du duo de l'acte IV entre Léonora et Manrico, Miserere a che la morta ognora.

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